Sami vous accompagne depuis le début de l’année 2025 sur la réalisation de votre bilan carbone. C’était votre premier bilan carbone ?
Non, nous avions déjà réalisé un bilan carbone en 2024 avec un autre prestataire. Mais nous avions été déçus du peu d’accompagnement, notamment lors de la phase de collecte des données. Nous étions souvent dans le flou, avec peu d’informations ou de contexte à communiquer à nos collègues. Nous avons eu plusieurs fois des blocages et peu de retours du prestataire à ce moment-là et la mission s’est terminée de notre côté avec l’impression d’avoir un bilan carbone qui manquait de précisions.
Pourquoi avoir choisi Sami ?
D’abord parce qu’il y a un partenariat entre Sami et la Ligue de Football Professionnel, la LFP, depuis 2024. Dans ce cadre, vous aviez organisé une formation à destination des responsables RSE des clubs professionnels et j’avais trouvé ça très intéressant. Nous avons pu rencontrer vos consultants et faire des cas pratiques.
En fait, ce que nous recherchions, c’était un prestataire qui soit un spécialiste du milieu du sport et notamment des clubs de football. C’est le cas évidemment avec Sami et nous sommes très satisfaits !
Que retenez-vous justement de l’accompagnement par nos consultants ?
Bien sûr leur expertise sur le bilan carbone mais surtout, c’est leur connaissance de notre milieu, des clubs de football, de notre fonctionnement, etc… Ça se voit immédiatement et ça change tout en matière de précision et de fluidité dans les échanges.
Et ce que nous avons beaucoup aimé aussi, c’est que les consultants assurent un suivi extrêmement précieux tout en nous laissant la responsabilité de l'exécution du bilan carbone, notamment dans la collecte des données. Et c’est capital si on veut être en mesure ensuite d’entrer dans le détail de nos postes d’émissions, de notre stratégie de réduction, notre plan d’actions…
Sami et la LFP ont co-construit un protocole méthodologique afin de calculer les émissions de gaz à effet de serre d’un club de football. C’était important pour vous ce cadre ?
Absolument, cela nous a permis de rentrer dans le calcul du bilan carbone avec une base déjà très importante. Je vous disais tout à l’heure que nous étions souvent dans le flou avec le prestataire précédent.
Là, ce protocole méthodologique fait que vous avez un cadre très précis sur toutes les étapes de la réalisation du bilan carbone et notamment celle de la collecte des données, avec des exemples très précis à chaque fois, un document sur lequel vous pouvez vous appuyer en permanence et avant même de solliciter les consultants. C’est très agréable et cela permet d’être rapide et efficace.
Au-delà de l’expertise des consultants, qu’avez-vous apprécié avec Sami ?
Nous avons beaucoup aimé aussi le kit de communication qui est fourni par Sami et qui permet dès le début, en interne, de communiquer auprès de nos collègues sur ce qu’est le bilan carbone, comment ils vont pouvoir participer à sa réalisation, etc… C’est synthétique, ça permet d’aller vite et d’embarquer les équipes.
Vous avez également organisé une visio de lancement ouverte à toutes les personnes du club et durant laquelle vos consultants sont revenus sur le calcul du bilan carbone et les enjeux pour nous.
Pourquoi avez-vous décidé de mesurer vos émissions de gaz à effet de serre ?
Il nous fallait des données carbone pour pouvoir ensuite construire une stratégie environnementale réaliste et efficace. Nous ne voulions pas nous lancer sans avoir un état des lieux précis. Et le bilan carbone est l’outil incontournable pour se situer d’un point de vue carbone. Pour parler très concrètement à nos supporters de ces sujets-là, notamment des mobilités, il nous fallait des chiffres.
Et en parallèle, la LFP a intégré dans la Licence Club un critère exigeant la réalisation d’un bilan carbone annuel. Les critères RSE comptent pour 10% de la note globale du club pour obtenir la Licence Club.
Qu’est-ce que le bilan carbone réalisé avec Sami vous a apporté ?
Ce 1er bilan carbone réalisé avec Sami a permis d'atteindre un niveau de précision bien plus élevé par rapport au premier exercice et avec une vue d'ensemble plus claire de l'activité.
Ensuite, comme dans tous les clubs professionnels, ce sont les transports qui représentent le poste d’émissions le plus important. Et ce sont les déplacements des supporters qui pèsent le plus, avec en moyenne 26 000 spectateurs à chaque match au Stadium, notre stade. Et certains viennent de loin. Ce bilan carbone nous a permis, entre autres, d’y voir plus clair sur les modes de déplacements de nos supporters.
Que mettez-vous en place en matière de réduction des émissions ?
Nous avons identifié 5 grands axes de travail : les déchets, l’eau, l'énergie, l’alimentation et les transports.
Sur les déchets par exemple, nous travaillons avec nos partenaires et les spectateurs pour faire baisser les quantités.
Sur l’énergie, avec les prix de l’énergie qui explosent, nous avons évidemment la volonté de réduire notre consommation rapidement et durablement. Les enjeux financiers sont très importants et donc baisse des émissions et baisse des coûts vont de pair.
Qu’est-ce qui est prévu justement sur vos consommations d’énergie ?
Nous travaillons avec les propriétaires du Stadium, à savoir Toulouse Métropole, et sur les installations que nous possédons, notamment le futur centre d'entraînement des joueurs professionnels, pour moins consommer.
Nous avons déjà réalisé un audit énergétique qui a été très intéressant pour mener ensuite des actions de sobriété énergétique et pour se conformer au décret tertiaire qui impose une réduction progressive de la consommation d’énergie de certains bâtiments.
Et nous avons par ailleurs la chance que notre centre de formation, qui accueille 150 jeunes joueurs toute l’année, soit relié à un réseau de chaleur. Cela nous permet de consommer une énergie moins émettrice de gaz à effet de serre.
Vous n’êtes pas propriétaire de votre stade, quelle est votre marge de manœuvre sur ce sujet ?
La métropole de Toulouse a les mêmes enjeux que nous à savoir réduire les consommations et donc les émissions.
Au-delà, il y a un enjeu également sur l’adaptation au changement climatique, dans le stade et sur toutes nos activités. Pourra-t-on continuer à accueillir des matchs sous des températures très élevées ? Nous n’en sommes pas là mais cela doit faire partie de notre réflexion.
Le bilan carbone permet, c’est vrai, d’avoir une vision très précise de nos émissions de GES et de prioriser nos actions de réduction. Mais il permet aussi, par le travail qu’il implique, d’ouvrir de nombreux sujets et contribue grandement à avoir une vision globale sur les enjeux climat de notre club.
Quelles sont les prochaines étapes déjà identifiées de votre côté ?
Sur les déplacements des supporters, cela va être un de nos principaux chantiers. Il va falloir intégrer tous les groupes de supporters, travailler également avec la région Occitanie pour mettre en place des actions bas carbone pour les déplacements de nos supporters qui viennent de plus loin. C’est un enjeu important.
Sur l’eau, on travaille sur la récupération de l’eau utilisée les pelouses, sur le système aussi d’arrosage. Ce sont des sujets qui nécessitent des investissements assez coûteux donc ce sont des actions de long terme.

